C’est l’annonce du moment, programmée pour l’été.
On savait déjà que Barbie changeait de volume. Plus ronde, plus… courte, pourvu de fesses et de seins. Au revoir la brindille au look d’anorexique, une sorte de monstre si on va bien regarder : la barbie en 3D  😉
Bonjour les formes. Elle s’appellera « Curvy ».
Elle se munit aussi d’un cerveau. La preuve : elle sait coder !!!!
Voyons voir…

La Barbie game developer n’est pas très grasse bien sûr. Là, rien de surprenant, les femmes dans la techno gagnent évidemment moins que leurs petits copains.Jusqu’à 16,8% d’écart dans les métiers de développeur.

Barbie développeuse

Elle porte un pantalon et chausse de grosses lunettes, et pas de stilettos. C’est une fille sérieuse. Elle a beaucoup travaillé. Elle n’a pas le temps d’être girly. Elle ne pense qu’à son job. Elle ne s’épile pas, ne se fait pas les ongles, ne se regarde pas dans la glace, ne tombe pas son dressing tous les petits matins, elle est trop cérébrale. Elle nous fait rêver…, euh…

Mais c’est une rebelle! Elle a la crinière flamboyante. Elle effleure du doigt son micro, comme une grande prêtresse. L’ordi est un peu rose, certes… Et c’est bien là l’erreur…
Car ça nous rappelle un autre ordi tout rose…. Découvert en 2014, sur les stores. Dans un produit dérivé, un livre chez Random House, publié par Mattel, « Barbie, I can be a computer engineer ». Un métier pour les filles?
Il ne fallait pas rêver : “j’ai besoin de l’aide de Steven et de Brian pour en faire un vrai jeu”, car Barbie ne s’occupait que de la conception, bien sûr, déjà très dépassée par la nécessité de lancer ses applis, nettoyer son ordi (la pauvrette l’a infecté…) et mailer à ses amis.

Barbie, informatique, livre

Tollé sur les réseaux. Mattel se faisait tout plat : « Nous pensons que les filles doivent être responsabilisées pour penser que tout est possible et croire qu’elles vivent dans un monde sans limites. Nous présentons nos excuses pour ce livre qui ne reflète pas ce point de vue. Tous les livres Barbie, à l’avenir, seront écrits pour inspirer l’imagination des petites filles et décrire une Barbie émancipée ». Le livre avait été retiré de la vente sur Amazon.com ou Barnesandnoble.com.

 

Bon, Monsieur Mattel et son staff marketing, Il faut lâcher l’affaire! Le monde a changé. Les filles développent, créent des start-up, changent nos lendemains. En plus, elles sont jolies, elles sont intelligentes. En plus, elles ont un peu de ventre, car elles font des enfants. En plus elles leadent brillamment des équipes de bonhommes : oui, elles peuvent le faire !!!
En attendant, on peut toujours amener à sa fille à La Boate dans un Goûter du code avec Laurence Bricteux, et/ou télécharger l’ebook de Casey Fiesler, une vraie IT girl, qui a réécrit le livre avec une Barbie qui développe le jeu en collaboration (possible) avec des garçons.

La vraie vie quoi !